Natacha Shehata. En activité depuis 2000, dans quatre univers : l'hôtellerie internationale, le bâtiment, le transport et la santé. Aujourd'hui à mon compte, depuis Chessy, en Seine-et-Marne.
J'ai commencé en hôtellerie internationale. C'est un métier où l'on apprend très vite que rien ne se déroule comme prévu, et qu'il faut pourtant que tout soit prêt à l'heure. On y prend l'habitude de traiter l'urgence sans la subir.
J'ai ensuite dirigé l'exploitation d'une société de transport sanitaire : quinze personnes encadrées, des plannings quotidiens à refaire en permanence, des urgences réelles, et une réglementation qui ne laisse pas de marge. C'est là que j'ai appris à piloter une organisation entière, pas seulement des tâches.
Puis six ans en PME — bâtiment d'abord, transport ensuite — à tenir l'administratif de bout en bout : facturation, comptabilité courante, ressources humaines, gestion de flotte, litiges et recouvrement. Seule sur la fonction, avec l'obligation que rien ne tombe.
Je n'arrive pas dans une organisation pour exécuter des tâches, mais pour la structurer. C'est ce qui fait qu'une fois la mission terminée, le problème ne revient pas.
Partout où je suis passée, j'ai installé ce qui manquait : des outils de suivi là où il n'y avait que des mails, des procédures écrites là où tout reposait sur la mémoire d'une personne, la digitalisation d'une comptabilité qui se tenait encore sur papier.
On me dit souvent la même chose : que je réunis les gens, que je trouve des solutions là où d'autres voient un mur, et que je garde la tête froide quand ça chauffe. Je crois surtout que j'ai appris à ne pas confondre l'urgent et l'important — et à écrire ce que les autres gardent en tête.